En semaine à 20h, dimanche à 18h, lundi relâche
Mise en scène, adaptation, scénographie Gilles Lambert | Assistante mise en scène Lou Ciszewski | Auditrice conseil Valérie Poirier | Jeu François-Xavier Fernandez-Cavada, Lionel Brady, Lou Ciszewski, Luisa Elena Schöfer | Créateur lumières Jean-Philippe Roy | Créateur sons Jean Faravel | Costumes Trina Lobo, Samantha Landragin | Maquillage Aude Bezzola | Coiffure Marie-Jeanne Abel | Régie Renato Campora | Peintre en décor et assistante scénographie Valérie Margot | Construction des éléments scéniques Atelier de décors de la Ville de Genève | Référent dramaturgie Michel Kullmann | Gestion et administration Le Bureau de la Joie ! Estelle Zweifel | Communication M & Y Polyvaleurs – Marine Delacrétaz
Avec Heinrich von Kleist, suicidé à 34 ans, on est toujours à deux pas du gouffre. Mais de ce gouffre émane une vive lumière, celle d’une pensée féconde. C’est ainsi qu’elle se révèle dans l’essai « Sur le théâtre de marionnettes » (1810) où il est finalement moins question de poupées que de condition humaine. Car à défaut d’entretenir des illusions qui servent de béquilles, le poète prussien sait soigner un dialogue. Celui qu’il mène avec Monsieur C, danseur à l’opéra, s’ingénie à remettre l’homme à sa place : laquelle n’est pas le centre du monde mais une périphérie où croissent d’autres espèces. Qualifié de « morceau de philosophie étincelant de raison et de grâce », ce précieux précis de dramaturgie existentielle témoigne qu’il n’est d’autre alternative que l’innocence originelle ou l’omniscience divine.
Épaulé par un équipage de choc, Gilles Lambert prend ici les commandes d’une réflexion de haut vol riche en vertiges philosophiques.
Durée environ 1 heure
Production Le Marcheur sur la Lune
Soutiens Ville de Genève, la Loterie Romande, une fondation genevoise, Ernst Göhner Stiftung, Schweizerische Interpretenstiftung, fonds action intermittence
Photos et teaser vidéo Erika Irmler